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24 avril 2011

Nicaragua: Done !!!

On aura passé que 16 jours au Nicaragua, et on ne pourra pas dire que l'on connaît parfaitement ce pays. Ceci étant, on aura quand même été un peu déçu.

Humainement parlant, le pays est bien moins accueillant. Est-ce du au faites que l'on est seulement considéré comme des dollars ambulants? Peut-être! D'ailleurs la majorité des gens ne connaisse que le dollars, devant même faire un effort surhumain pour se rappeler de l'équivalence avec le Cordobas. Ça en frise le ridicule, surtout quand on sait que le pays est très pauvre. De plus, on aura trouvé aucun couchsurfing. C'est bien la preuve d'une mentalité bien différente.
Politiquement et économiquement parlant, le pays ne vaut pas mieux que le Guatemala. Et culturellement parlant, le pays est aussi bien plus pauvre que les autres. En tout cas l'artisanat est très limité et il faut chercher l'authenticité pour la trouver.
Heureusement, c'est du coté visuel que tout se rattrape : les paysages sont plutôt beau et diversifié, et plus propre qu'au Guatemala. Les villes de Leon et Granada, et le rio San Juan sont des incontournables.

Au final, on aura peut être pas rencontré les bonnes personnes au bon moment (pour les nicas en tout cas, en contre parti, on aura fait de supers rencontres avec d'autres backpackers), ce qui explique notre point de vue plutôt négatif. Mais une chose est sure, on est toujours aussi emballé par l'aventure dans laquelle on s'est lancé !!! On espère que vous le ressentez à travers tous les précédents articles. Ne croyez pas qu'on est prêt à revenir de si tôt !!!

Le Nicaragua: Rio San Juan

Rio San Juan
De Isla Ometepe, le meilleur moyen de rejoindre le rio San Juan, est de prendre un ferry et de traverser tout le lac Nicaragua : onze heures de bateau, et qui plus est, de nuit. Autant vous dire que Céline était enchantée avant même de monter a bord. Au final la nuit aura été assez courte mais plutôt agréable (même Céline aura apprécié la traversée, couché dans un hamac). Et nous voilà débarqué à San Carlos.
Le rio San Juan s'étend du lac Nicaragua jusqu'à la mer des caraïbes. C'est un cours d'eau très important historiquement puisque qu'il permettait aux populations de traverser quasiment tout le pays, d'est en ouest, en bateau. Le village de El Castillo, à trois heures en lancha de San Carlos, en est le témoignage, avec un fort, fort intéressant, dominant tout le rio.
C'est une étape très agréable, mais devant être écourté a cause de la semaine sainte. Eh oui, les nicas sont très pratiquants (comme partout en Amérique Latine) et la semaine avant Pacques, tout le pays s’arrête, même les transports. Pour ne pas être bloqué trop longtemps (le village est sympathique, mais pas assez pour y passer quatre jours), on décide de retourner a San Carlos le lendemain, et de sortir du Nicaragua pour rentrer (avec impatience) dans notre sixième pays : Le Costa Rica.

Voyage en bateau
Voyage en bateau: levée du soleil
Voyage en bateau
Rio San Juan: en direction de El Castillo
Rio San Juan: en direction de El Castillo
El Castillo
El Castillo: vue du fort
El Castillo: vue du fort
El Castillo: vue du fort
El Castillo: le fort
El Castillo: retour dans la brume
El Castillo: retour dans la brume
El Castillo: retour dans la brume
El Castillo: retour dans la brume

Le Nicaragua: Isla Ometepe

Isla Ometepe
Jolie petit île du lac Nicaragua, dominée par deux imposants volcans. L'unique réel intérêt du lieu, est de pouvoir monter sur un des deux volcans et ainsi de pouvoir jouir de la vue sur le lac. Vu qu'on commence à apprécier la grimpette sur les volcans et qu'on a besoin de se défouler, on choisira, sur les conseils de notre futur guide, de grimper le plus haut et le plus dure des deux : le Concepcion. Pour corser l'affaire, on décidera de commencer la montée à trois heures du matin, pour pouvoir assister au lever du soleil.
Petit rappel : quand on a monté le San Pedro, au Guatemala, on est parti trois heures trop tard. Eh ben la, on est parti 3 heures trop tôt. Eh oui, les nuages ont décidés de nous accompagner dès le début, et de se faire la malle seulement sur le chemin du retour. Ce n'est pas non plus comme si le chemin nous en avait fait baver : 1500 m de dénivelé à monter en 4h15, quasiment toujours de front et à redescendre en 4h45 !!!. On a mis plus longtemps à descendre tellement le chemin était pentu. Je vous passe aussi les nombreuses chutes due à la fatigue.
Résultat, 9 heures de marche pour 5 jours de courbature. Autant vous dire que la bière n’y fera rien. Mais tout ça a été largement compensé par la vue que l'on a quand même pu avoir et la fierté d'avoir surmonter la difficulté.

Isla Ometepe: Magnifique Volcan Conception
Isla Ometepe: Grimpette du volcan, ambiance tropicale
Isla Ometepe: Cratère (toujours actif le petit volcan)
Isla Ometepe: Enfin la vue sur le lac et l'autre volcan de l'ile

Le Nicaragua: El Sur

San Juan del Sur 
Et plus particulièrement la plage de Madéras, plus adapté pour les novices comme nous !!! Car oui, nous sommes débutants. Les trois jours de cours, pris en France l’été dernier, nous avait vraiment plus et nous voulions réessayer pour devenir des bêtes de surf !!! Alors pour ceux qui rêvent de voir des photos de nous surfant la « wave » à la Kelly Slater, attention les yeux, voici les photos :

Playa Maderas
Playa Maderas
Playa Maderas
Playa Maderas
Playa Maderas
Playa Maderas
Playa Maderas
Playa Maderas
Playa Maderas
Playa Maderas

Sans rire, (merci surtout à Chico et Nico de se passer de commentaires, on apprends !!!). On a réussi à se lever pas mal de fois mais on a encore un long chemin à parcourir. Autant Bastien ressort content avec de bonnes sensations (l’âme du surfeurs résonne en lui !!!), autant le pacifique n’aura, encore une fois (après l’épisode des lunettes), pas été très tendre avec moi.

Nous sommes restés seulement trois jours mais quel programme :

Jour 1: Attaque des méduses. Oui je dis bien « des » car il n’y a pas eu qu’une piqûre (non, trop simple). On est ressortie avec de grandes plaques de boutons sur le tout corps. Pas très joli à voir et très douloureux !!!. J'ai décider d'ailleurs de souffrir un peu plus que Bastien en perdant un doigt de pied suite à une mauvaise réception. Résultat, un doigt de pied tout bleue et très douloureux (heureusement rien de cassé). Il fait rêver mon premier jour ? Alors passons au deuxième.

Jour 2: Plutôt bien commencé celui-là, avec de supers vagues et sans méduse (mon pied me fait encore un peu souffrir, mais c'est supportable). Mais c’était sans compter un soleil de plomb qui nous fera griller sous toutes les coutures (la crème ne sert à rien quand tu es toute la journée dans l’eau). Résultat impossible de dormir la nuit. Bref, vivement le troisième jour.

Jour 3: Encore du lourd pour cette dernière journée. Des vagues énormes, la fatigue de la nuit, les brûlures de la veille et surtout l'attitude égoïste de certains surfeurs. Tu essayes de prendre la première vague, tu essayes de te mettre debout, et la, en plein dans ton élan, un autre surfeur, meilleur que toi, te coupe la trajectoire et te fait tomber. C'est pas comme si j'avais encore mal au pied !!! Du coup, tu repars au front, tu te ramasses en pleine tronche les énormes vagues qui suivent, tu recules de 5 mètres alors que tu avais avancé d’à peine un et tu te fait emporter là où tu ne veux pas. Et rebelote, une autre vague arrive et c'est repartie !!! Bref après deux heures d'efforts, j’abandonne pour la journée, et j'en viens à me dire que le surf n’est peut être pas pour moi et que c'est définitivement un sport trop dangereux…

A voir si le surf aura une autre chance dans un prochain pays. Mais là, l'heure est au repos !!!

Le Nicaragua: El Centro

Massaya et les Pueblos Blancos
Réputé pour son artisanat, cette région ne vaut vraiment pas la peine d’y passer. L’artisanat y est très pauvre et le marché du centre-ville est juste bon pour des touristes en manque de personnalité. Un petit détour par Catarina est toutefois sympathique pour la vue depuis le mirador, sur la lagune d’Apoyo, sur le lac Nicaragua (plus grand lac d’Amérique centrale) et sur Granada.
Autrement, circulez, y'a rien a voir !!! En plus, il y fait encore plus chaud qu'a Leon !!!

Laguna Apoyo
Laguna Apoyo
Laguna Apoyo

Granada 
Seconde ville coloniale avec Leon, Granada est situé sur les rives du lac Nicaragua. C'est une ville très jolie, agréable et plutôt calme. On n’y sera resté même pas deux jours tant la chaleur était, encore une fois, étouffante. Cette ville aurait sûrement mérité plus de temps (randonnées, canoë au milieu de petites îles, …). Mais l’été au Nicaragua est définitivement très difficile à supporter, à tel point que cela nous empêchait de dormir correctement, et ce, depuis l'entrée dans le pays. Qui plus est, on était depuis quelques temps, obsédé par l'idée d'aller surfer !!! Alors pourquoi attendre !!!

Granada
Granada
Granada

Le Nicaragua: El Norte

On attendait l’arrivée au Nicaragua avec impatience et après 3 jours de voyage, nous étions prêt à traverser la frontière pour notre 5ème pays : Le Nicaragua. Nous ne nous attendions pas à de gros changements dans ce nouveau pays. Nous n’étions donc pas préparés psychologiquement à ça :

« - Oh chéri, regarde il y a des arrêts d’autobus ici !!!
- Whooaaaa !!
- Ohh, le prix du bus est indiqué, ils ne pourront pas doubler le prix juste pour nous !!!
- Whoaaaaa !!! …»

Bref, vous l’aurez compris, après deux mois de voyage, on arrivait dans un pays pour le moins différent.


El parque Miraflor
C’est une réserve naturelle protégée qui se trouve dans le nord du Nicaragua près de la ville d’Esteli. Le mieux est de la parcourir à cheval sur une journée et de dormir une nuit chez une famille locale. Ce qu’on a fait, bien sûr… On ne l'as pas regretté : un guide très sympa et intéressant, une famille accueillante, des courses au galop au milieu de magnifiques paysages et un rafraîchissement dans de petites cascades. Ah si, une chose va définitivement regretter cette aventure : les fesses de Bastien. Il ne pourra plus s’asseoir pendant 5 jours (photo à l'appui, mais censuré, ce que vous comprendrez bien !!!). C’est la dure loi du cheval !!!

Parque Miraflor
Parque Miraflor
Parque Miraflor
Parque Miraflor
Parque Miraflor

Esteli
Cette région est très réputée pour la fabrication des cigares. Et pour cause : après l’embargo des États-Unis sur Cuba, le Nicaragua a intelligemment sauté sur l'occasion de fabriquer des cigares de grandes qualités. Et cela a fonctionné, puisqu'il ont été longtemps fournisseur de la maison blanche. Le marché a continué de se développer et aujourd’hui Esteli compte près de 17 fabriques de cigares. Nous en avons visité une des plus ancienne (Joya de Nicaragua). Ce fut très enrichissant (au point de devenir expert en puros !!!)

Esteli : Joya de Nicaragua
Esteli : Joya de Nicaragua
Esteli : Joya de Nicaragua
Esteli : Joya de Nicaragua
Esteli : Joya de Nicaragua
Esteli : Joya de Nicaragua
Esteli : Joya de Nicaragua

Leon 
Jolie petite ville coloniale du Nicaragua. On a essayé de prendre en photo toutes ses églises, mais c'est mission impossible : il y en a bien trop… Leon est aussi situé tout près d'une ceinture de feu (une longue chaîne de volcan actifs). Ce qui en fait un lieu propice a la grimpette, voir même au sport de glisse (voir ci-dessous). Dernier détail, et pas des moindres : Leon est situé seulement a quelques kilomètres du pacifique dans la vallée. Alors croyez nous, en pleine été, il fait très, mais alors très très chaud !!!

Leon
Leon
Leon
Leon
Leon

Cerro Negro
Premier volcan actif de notre voyage. Une nouvelle étape, cool… Celui-là est plutôt petit avec ses 725 mètres d'altitude, mais il a la particularité d’être tout noir (d’où le nom !!!), car c’est un des plus jeunes d’Amérique Centrale. La montée est assez cool et la vue des différents cratères est magnifique. Mais l'attraction principale du site est de redescendre en luge des sables sur la roche volcanique réduite en poussière. Bastien aura plus apprécié que moi (je ne suis pas aller aussi vite que je l'attendais : pourquoi je tombe toujours sur des planches de merde !!!). Il aura en prime réussi a perdre une caquette sur la route et chuter lamentablement à l'arrivée. Mais il n'y aura tout de même pas assez de sensation à notre goût.

Cerro Negro
Cerro Negro
Cerro Negro
Cerro Negro
Cerro Negro
Cerro Negro
Cerro Negro
Cerro Negro