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18 juin 2011

Panama: Done !!!

"Le Panama, c'est quoi ce pays? Ah oui, le Canal de Panama!" C’était pas loin d’être notre état d'esprit avant d'y venir. Et bien quelle honte, car quelle bonne surprise!!!
Ce pays est très intéressant et agréable a vivre. Le Panama est en plein essor économique, il se développe très vite; le Canal y contribue pour beaucoup. Mais bien qu'on y soit resté plus d'un mois, c'est un des pays qu'on connaitra le moins en le quittant, et c'est un peu un regret. Ceci dit, la période à laquelle on y était, n’était pas la plus propice; les carnavals sont plus tôt ou plus tard, et ils ont l'air immanquable. D'autres régions sont également à découvrir avec de fortes communautés indiennes, ainsi que le Darien, encore vierge de touriste, mais qui fait rêver. Il y a donc beaucoup de chose a découvrir, mais les aléas du voyage nous on fait passer plus de temps avec des étrangers que des locaux. Ca a été très loin de nous déplaire, mais ceci explique cela.
A charge de revanche. Le Panama semble bien le mériter.

Le Panama: Les San Blas

Les San Blas
En route pour les San Blas … Après les désillusions de Panama City sur la suite de notre voyage, que va t-il encore nous arriver? Ben, une suite de situation … plutôt intéressante!!!
Dans le bus pour Colon, on apprend, en discutant avec un panaméen, qu'il est préférable de s’arrêter à Savanitas pour rejoindre Portobelo. Cela nous ferait gagner près de deux heures. Aussitôt dit aussitôt fait, on s'y arrête pour attendre le bus 'Colon – Portobelo' (la fameuse ligne de l'accident). Une fois dans le bus, on se retrouve debout, tassés comme des sardines; une habitude dans un chicken bus. On en plaisante avec un couple de français. Et de là, va naître encore une superbe aventure.

Ces nouveaux retraités ont décidé de profiter de leur nouvelle liberté, pour partir à l’assaut des cotes du Panama sur un catamaran nommé 'jubilacion' (retraite en espagnol). Ils vont d'abord nous proposer leur aide dans notre recherche d'un bateau pour Cartagena en Colombie, en nous invitant sur leur bateau. Devant des bateaux trop lent à partir, il nous proposeront de découvrir les San Blas avec eux. Ce qu'on a pu s’empêcher de refuser.
Au total, on aura passé plus de dix jours sur leur bateau. Un vrai bonheur, tant ils ont été adorable avec nous. Au programme: pêche à la traîne (un barracuda de cinq kilo et un maquereau d'un kilo), de la pêche au harpons, du snorkeling, des dauphins surfant les vagues de (la) 'retraite', du farniente, de la grande cuisine (langouste, lambi et poissons) et de bon gros moments de rires. On est d'ailleurs en pleine procédure d'adoption!!!

Un petit mot quand même sur les San Blas. Ces centaines d’îles au large des cotes du panama, du coté caraïbe, sont tout simplement magiques. Certaines désertes, d'autres surpeuplées et d'autres encore avec juste un palmier ou une simple hutte. Ces îles sont gérées uniquement par les indiens Kunas, une bénédiction pour préserver l'endroit!!! Les San Blas nous auront fait attendre, mais pour quel résultat!!!

San Blas: rencontre avec le Catamaran "Jubilacion"
San Blas: couché du soleil avant de partir pour les San Blas
San Blas: barque Kuna
San Blas: ilot
San Blas: autre ilot
San Blas: des Kunas nous vendant des langoustes
San Blas: on vous raconte pas comment elles étaient bonnes!!!
San Blas: ile
San Blas :ilots
San Blas: poissons pêchés au Harpon, trop fort
San Blas
San Blas
San Blas
San Blas
San blas: petite raie
San Blas: épave de Dog Island, un bateau colombien qui se serait échoué il y a 50 ans.
Magnifique à faire en Snorkelling
San Blas: épave de Dog Island
San Blas: épave de Dog Island
San Blas: soirée sur le catamaran
San Blas: belle gueule ce Barracuda!!!
San Blas

Comment quitter le Panama?
Pendant l'espace de quelques heures, on a pensé rejoindre Tahiti par la mer: une traversée de plus d'un mois. Option vite mise de coté!
Pendant quelques jours, on a pensé rejoindre les îles Galapagos en Équateur: une dizaine de jours de traversée. Option longtemps espérée!
Pendant quelques semaines, on a pensé rejoindre Cartagena en Colombie: deux jours de traversée depuis les San Blas. Option initial, abandonnée dans un premier temps mais remise à l'ordre du jours.
Mais après les San Blas et plus d'un mois au Panama, la meilleur option (la plus rapide mais pas la moins couteuse) sera de prendre l'avion, et avec style, en arrivant à l’aéroport sans billet: "le prochain vol pour Cartagena s'il vous plait. Ce soir 21h30? Parfait, deux billets!" Une heure de vol pour écrire l'ultime article de l’Amérique Centrale.

On se retrouve en Amérique du Sud...

Le Panama: Panama Ciudad y el Canal

Panama City
Une ville très sympa qu'on aura eu l'occasion de visiter à maintes reprises... Entre la vieille ville riche en bâtiments coloniaux, la baie au style new-yorkais, et la ville moderne avec ses gigantesques buildings et ses malls, on ne s'y ennuie pas. Enfin, seulement quand on est à Panama City pour quelques jours. Après 5 jours, c'est une autre affaire. A suivre ...

Panama City: vue de la baie de Panama
Panama City: ruine
Panama City: place de France
Panama City: le Casco Viejo
Panama City: cathédrale
Panama City: le quartier moderne
Panama City: église de la Merced
Panama City: église sur la place Bolivar
Panama City: vue du Cerro Ancon

Le Canal de Panama
Ah!!! Le Canal de Panama ... Toute une histoire. En arrivant sur Panama City, on pensait visiter les deux musées sur l'histoire et le fonctionnement du Canal, et prendre le train qui le longe, mais jamais on n'aurait pensé le remonter en voilier.

Vous me direz, le hasard fait souvent bien les choses. Et bien comme par hasard, notre couchsurfer de Panama City, était à ce moment la sur un voilier ancré dans la baie de la capitale. Une fois n'est pas coutume, ce couchsurfer sera un pauvre crétin (voir un vrai con), mais grâce à lui, on fera la connaissance de pas mal de navigateurs. La plupart étant français, on passera de supers moments avec eux et on nous fera même quelques propositions plus qu’intéressantes, comme traverser le pacifique sur un catamaran jusqu'à Tahiti (accepterons nous ou pas? suspense...) et justement, passer le Canal de Panama en voilier. Cool!!! Étant donné que l'administration du Canal oblige chaque bateau à avoir, en plus du capitaine, au moins quatre personnes d'équipage pour traverser le Canal, nous embarquerons sur gecko pour passer du pacifique à l'atlantique. Ce fut une expérience inoubliable avec une famille bretonne adorable.

Le Canal de Panama, mérite bien le retour du petit point culture (ça faisait longtemps). c'est un canal maritime, qui traverse l’isthme de Panamá en Amérique centrale et qui relie l’océan Pacifique et l’océan Atlantique. Sa construction a été l'un des projets d’ingénierie des plus compliqués et que les français ont pris soin de saborder (des conditions de travail déplorables des travailleurs qui entrainera la mort de millier d'entre eux par le paludisme, des mauvais choix techniques et une sale affaire de détournement de fonds). Du coup, le chantier a été repris et abouti par les américains, et a donc ouvert en 1914 sous la direction leur États-Unis. Ce n'est qu'à la veille de l'an 2000 que les panaméens ont retrouvé leur bien (la rétrocession ayant débuté 23 ans avant). Pour les 100 ans du Canal, une deuxième voie devrait être ouverte permettant le passage de bateau encore plus gros (les postpanamaxs). Et vu l'ampleur des travaux, pourvu qu'il n'est pas embauché de caribéens.

Le Canal de Panama: l'écluse de Miraflores
Le Canal de Panama: un "petit" porte conteneur
Le Canal de Panama: passage de Gecko sous le pont des Amériques
Le Canal de Panama: le pont des Amériques
Le Canal de Panama: les docks de Panama City
Le Canal de Panama: les docks de Panama City
Le Canal de Panama: l'écluse de Miraflores
Le Canal de Panama: à l'intérieur de l'écluse
Le Canal de Panama: Gecko
Le Canal de Panama: l'écluse de Gatun
Le Canal de Panama: sortie d'écluse
Le Canal de Panama: un Panamax
Le Canal de Panama: retour par le train du Canal
Le Canal de Panama: le train du Canal
Le Canal de Panama: retour par le train du Canal
Le Canal de Panama: retour par le train du Canal
Le Canal de Panama: l'écluse de Miraflores vu d'en haut

Une longue semaine (de merde) 
Une fois en atlantique, à Portobelo pour être exact, l'objectif était de faire un tour au San Blas (le paradis sur terre selon Antoine «ATTOOOLLLL, les opticiens!!!»). Sous les conseils du «pas très futé» (nouveau surnom très justifié du «petit futé»), on tente de prendre un bateau de marchandise jusqu'à Porvenir, point d'entrée des San Blas. Et voilà le début d'une semaine placé sous le signe de la malchance!!!

Ah oui, petit détail non négligeable pour comprendre la suite des événements. On a finalement décidé de ne pas aller jusqu'à Tahiti. La tentation était bien la, mais on se serait senti obligé d'oublier l’Amérique du Sud pour aller découvrir l’Océanie («Australie, ah non pas encore! C'est le jeux ma pauvre Lucette!»). Je sais, il y a pire, mais la Pachamama nous attire toujours autant. Par contre, le petit archipel des Galapagos s’avère être sur la route de Tahiti. C'est une occasion rêvé pour nous, et on prend donc la décision de s'y arrêter. Enfin seulement si on nous accepte à bord. Affaire a suivre …

Retour sur la mauvaise passe:

- Peut être (je dit bien peut être), un bateau partirait pour Porvenir le lendemain mais dans les caraïbes, les gens ne sont pas pressés et ne savent pas du tout s'organiser. Alors pourquoi attendre des jours ici alors qu'on peut être à Panama City!!! Du coup, on décide de revenir dans la capitale pour ATTENDRE une réponse. Ah si, il y avait tout de même une lancha a 160$. Non non, on ne veut pas acheter le bateau, juste l'utiliser deux heures!!!

- On est revenu sur Panama City par l'ancienne voie ferré (au moins, on aura vu le canal sous tout les angles). Mais avant de prendre le train, il fallait prendre le bus, bref le train train quotidien pour nous. Sauf que pour la énième fois, on est tombé sur un conducteur qui se prenait pour un pilote. Et cette fois si, ça a pas loupé: quand deux bus lancés à pleine vitesse se croisent, ben ça touche. Heureusement pas de front, mais de coté, et juste assez pour éclater les rétroviseurs. Et ou ont atterri les bouts de verres??? Sur nous!!!. Ne vous inquiétez pas, rien de grave (juste quelques coupures sur la joue de Bastien et une grosse frayeur pour nous deux). Apparemment, ce genre de chose est assez courante ici vu que ni le conducteur, ni le contrôleur ne se sont souciés de nous. Du coup, on ne les a pas payé, mais ça s'est encore une autre histoire (on la garde pour les flops).

- Nous voilà de retour à Panama City pour 4 jours interminables. Surtout quand on attend la réponse du bateau pour aller au Galapagos. On a bien cherché à s'occuper en allant au ciné, en visitant un musée, ou en faisant deux heures de bus pour aller au magnifique (ironique!!!) marché artisanal de El Valle, mais ce n'était pas suffisant pour faire passer le stress de l'attente. Et en plus pour attendre quoi??? Que le bateau pour les Galapagos ne partirai pas avant fin juin a cause de réparations qui prennent du retard!!! Quinze jours de plus à attendre, il n'y a même pas moyen!!! On oublie les Galapagos en bateau et on reprend notre idée première: trouver un bateau pour Cartagena (en Colombie) en passant par les San Blas. Aller on retourne à Portobelo, la ou tout a commencer …

23 mai 2011

Le Panama: El Poniente

Ça sent la fin de l’Amérique Centrale: après plus de trois mois et demi de voyage, nous voilà arrivé dans le dernier pays de cette zone, le Panama. Ce pays est pour nous très énigmatique, c'est un de ceux dont on parle le moins (excepté pour son canal, bien sur). Cool, encore des surprises !!! Après les litres de flottes reçu au Costa Rica, une destination plus chaude serait la bienvenue. Pourquoi pas des îles??? Banco, direction Bocas Del Toro!!!

Bocas Del Toro
Bocas Del Toro est la ville principale d'un archipel d’îles coté caraïbe. Ambiance cool rasta. On est resté sur une des îles les moins touristiques, Isla Carenero (encore grâce au couchsurfing). Il nous manque plus qu'un kayak pour explorer les autres îles, et c'est le top. Et ben aller, on s'est fait les bras direction de bon spot de snorkeling, de plages époustouflantes (les photos ne sont vraiment pas à la hauteur du lieu, on a utilisé le petit appareil sous-marin, on aurait pas du!) et de petits villages atypiques. Trop jolie. C’était sans compter sur une escorte de dauphins sur le retour. Que la vie est dure!!! Jaloux??? La nature s'est vengée pour vous: chitras et otite. Ça mérite bien d’apparaître dans les flops!!!

Bocas Del Toro: Coraux
Bocas Del Toro: Costauds les oursins ici!
Bocas Del Toro: De la plus belle plage des caraïbes...
Bocas Del Toro: La plus belle plage des caraïbes.
Bocas Del Toro: Playa de las estrellas del mar
Bocas Del Toro: Una estrella del mar
Bocas Del Toro: Toujours aussi fort à la pêche!!!

Boquete
Boquete a été élu par le magasine Forbes, comme la meilleur destination où prendre sa retraite. Pourquoi? Un printemps éternel, des montagnes propices à la randonnée et des sources d'eau chaude. C'est aussi ici qu'on peut facilement apercevoir le fameux Quetzal, emblème des civilisations précolombiennes. Au final, on y est resté que deux jours (dont un à rien faire pour cause de maladie) et on repart plutôt déçu. Le Sendero De Los Quetzales n'a rien d’exceptionnel (surtout si tu ne vois pas l'oiseau) et la ville ne présente pas de charme particulier mais les montagnes sont très jolies. Peut être qu'il faut être plus vieux pour apprécier l'endroit (çà veut dire qu'on est encore jeune!!!) ou, plus simplement, prendre son temps (surtout pour observer les oiseaux). On est pas très patient!!!

Boquete: Sendero de los Quetzales
Boquete: Sendero de los Quetzales